Ligue 2. Le Stade brestois reprend l'entraînement ce matin (10 h) à Pen-Helen. L'occasion de faire le point avec le président Michel Guyot.
Michel Guyot, vous aviez annoncé vouloir un effectif au complet pour la reprise le 23 juin. Cela ne semble pas être encore tout à fait le cas...
Mais ça le sera dans 24 heures, ou 48 heures au plus tard. Notre dernière recrue arrivera à ce moment-là.
S'agit-il du milieu de terrain nancéien Rachid Hamdani ?
Oui. Son recrutement est en très bonne voie. Le joueur sera à Nancy demain (aujourd'hui) et ça devrait se décanter.
Le recrutement sera alors bouclé au Stade brestois ?
Oui, ça sera effectivement la dernière arrivée.
Qu'en est-il des joueurs qui avaient souhaité s'en aller comme Casartelli, Collet et Viale ?
Julien Viale va sans doute rejoindre un autre club de Ligue 2 (1), mais ça n'est pas encore signé. Quant à Cédric Collet et Fernando Castartelli, ils seront à la reprise de l'entraînement. Fernando voulait partir parce qu'il n'accepte pas la concurrence. C'est son problème. Il y a des contrats et il faut les respecter. J'ai été étonné qu'il ne veuille pas se remettre en cause. Il doit aussi se rappeler qu'on avait fait des efforts quand il était arrivé d'Amiens il y a un an et demi. Je suis persuadé qu'il peut avoir un rôle à jouer cette saison. Il n'a pas perdu son football, c'est juste une question de volonté et de motivation.
Comment jugez-vous le recrutement, qui a donc vu les signatures de Kantari, Poyet, Lorenzi, Leroy et donc bientôt Hamdani ?
C'est le travail de Corentin Martins (le directeur sportif) et de Pascal Janin (l'entraîneur). Les joueurs qui sont arrivés étaient les priorités du coach. Il avait missionné Corentin depuis deux ou trois mois pour les suivre de près. Et les gens qui ont signé savent que le club a de l'ambition.
Justement, quelles seront les ambitions du Stade brestois en 2008-2009 ?
C'est simple : un penalty raté à la 83e minute contre Troyes (0-0), un but idiot concédé dans les arrêts de jeu contre Clermont (1-1) et une frappe sur la barre en fin de match contre Guingamp (1-1). Avec six points de plus, on en avait 63. Comme Grenoble...
On va donc parler de Ligue 1 dès la saison prochaine à Brest ?
Je me suis donné trois ans et je vais attaquer ma deuxième année. Je n'ai pas beaucoup de temps à perdre... Et si les joueurs viennent à Brest, c'est bien parce qu'ils ont envie d'aller en Ligue 1.
Quel discours tiendrez-vous à vos joueurs lundi matin, pour la reprise de l'entraînement ?
Je vais déjà leur faire part des ambitions du club, et surtout leur dire qu'il faut savoir accepter la concurrence. Ce n'est pas forcément gai pour certains de voir leur poste menacé, mais c'est comme ça. L'an passé, il n'y a pas eu un seul accrochage entre les joueurs. Il faudra absolument que l'on sache conserver cette sérénité.
Qu'en est-il de la formation au Stade brestois ?
Stéphane Nado (l'ancien entraîneur des 18 ans Nationaux, relégués en championnat régional cette saison) remplacera Yann Daniélou (parti à Amiens) en tant que responsable de la formation, Corentin Martins supervisant l'ensemble. Par ailleurs, on doit rencontrer le maire pour débuter la construction du siège et du centre de formation (à Guipavas). Le compromis de vente du terrain a été signé et les plans sont prêts. Mais il faut prendre son temps, bien faire les choses. L'ambition est d'avoir un centre de formation qui sera tout de suite classé A. On ne va pas se précipiter et se retrouver avec un centre classé C...
Et du projet du nouveau stade au Froutven ?
On continue à discuter avec le maire. Les élus sont allés visiter des stades. On travaille... Ce qui m'a déçu, c'est le délai annoncé (après sa réélection, François Cuilandre avait déclaré espérer la livraison du nouveau stade avant 2014, N.D.L.R.). Mais de toute façon, il faut avant tout que le club légitime un tel projet sur le plan sportif. Certains pensent encore que l'on peut retourner en National. Moi, je ne regarde pas vers le bas.