Fabrice, dix ans après être venu faire un essai à Troyes, vous voila désormais troyen.
(il sourit) C'est vrai et je m'en souviens bien. A l'époque j'étais à Guingamp qui avait engagé Jean-Pierre Papin. J'avais souhaité être prêté. Mon essai s'était bien passé, mais Alain Perrin avait estimé que j'aurais fait double emploi avec un joueur déjà au club (ndlr : Claude-Arnaud Rivenet) et que je n'avais pas exactement le profil recherché. Quelques jours plus tard il engageait Samuel Lobé.
Vous allez retrouver l'entraîneur qui était le vôtre à Amiens, Ludovic Batelli. Cela a-t-il compté dans votre décision ?
Entre-autre, oui. J'ai apprécié de travailler avec lui. C'est quelqu'un qui est ouvert d'esprit, pas buté et qui a envie d'avancer. C'est un jeune entraîneur à la recherche d'un challenge fort, ce qu'il n'avait pas trouvé encore.
Vous rejoignez également Titi Buengo, votre ancien partenaire à Amiens.
Nous avons eu le temps, en cinq mois passés ensemble, de trouver quelques automatismes. Nousnous connaissons bien. Je crois avoir réussi six ou sept passes décisives à son intention. Quand je suis arrivé, il devait être à cinq buts marqués et il a fini à quatorze. Les statistiques parlent. C'est un attaquant qui pèse sur une défense. Il ouvre des brèches dont on peut profiter. A Amiens, ça m'a servi.
Vous êtes-vous renseigné sur l'Estac auprès des anciens troyens d'Amiens ?
Pas vraiment car je voulais rester discret. Dans le milieu, plus on parle, plus les choses risquent de ne pas se réaliser. J'ai quand même parlé avec Carl Tourenne qui est resté pro-troyen. Lui, s'il pouvait revenir il le ferait tout de suite. J'ai joué mon premier match de championnat avec Amiens au stade de l'Aube et j'ai constaté combien il était reconnu ici. Mais je me suis forgé mon opinion moi-même, par rapport au stade et aux installations, et surtout en fonction des deux principaux personnages avec qui je vais travailler, le président et l'entraîneur.




