Retrouvez ici notre dossier spécial sur l'As Cherbourg !
Youssef Adnane ne sera plus Cherbourgeois la saison prochaine. Prêté par le Stade Malherbe de Caen en début d'exercice 2007-2008 après y avoir signé un contrat de 3 ans, l'avant-centre des Bleus s'apprête à tenter de se faire une place en Ligue 1. En attendant, le goleador manchot, meilleur buteur du National à égalité avec le Beauvaisien Ouedraogo (18 buts), n'a qu'un seul objectif : contribuer à l'accession de l'ASC en L2 vendredi prochain à Romorantin.
Youssef, comment avez-vous vécu votre dernier match à Maurice-Postaire vendredi dernier contre le PFC ?
Comme un vrai bon moment. C'est mon dernier match à domicile, il se termine par une victoire. Avec ce succès, l'équipe est complètement relancée dans la course à la montée. En quelques mots, le scénario d'une soirée idéale.
Vous attendiez-vous à un tel retournement de situation et notamment à la défaite de Nîmes à Pau ?
Non, pas du tout. On avait une chance sur un million pour que la situation se renverse (N.D.L.R. : avant la 37e journée de championnat, l'ASC comptait 5 points de retard sur Nîmes. Elle n'en compte plus que 2 avant le dernier match). Maintenant, à nous de bien nous préparer pour battre Romorantin et ne pas avoir de regrets.
Justement, pour monter, l'ASC doit impérativement s'imposer. Or, votre équipe n'a plus gagné à l'extérieur depuis un succès à Louhans, le 19 janvier...
On attendait la dernière journée pour gagner à l'extérieur (rires). Plus sérieusement, lors de nos derniers déplacements, cela s'est souvent joué sur des détails. À Calais, on mène encore à 5 minutes de la fin. Et puis, on prend un but sur coup de pied arrêté. À Beauvais, on obtient le nul après avoir tapé deux fois sur la barre. Cela fait longtemps que nous n'avons pas été malmenés hors de nos bases.
Suivrez-vous attentivement l'évolution du score entre Nîmes et Laval ?
Je ne pense pas. Notre priorité, c'est la victoire. Nous avons le devoir de nous concentrer d'abord sur notre match. Avant de commencer à émettre des hypothèses, nous devons prendre les trois points. Tout simplement parce que si on ne commence pas par gagner, ce sera réglé. Après, comme contre le PFC, le banc nous tiendra certainement au courant de l'évolution du score à Nîmes.
Quelles chances accordez-vous à votre formation d'accéder à la Ligue 2 ?
Ce sera du 50-50. La tendance s'est complètement inversée avec les résultats du week-end dernier. Après, si on monte, cela relèvera vraiment de l'exploit. Il ne faut pas oublier d'où on vient. Après le match face à Calais (1-1), le groupe était abattu. Il n'y a plus grand monde qui y croyait. Maintenant, on va jouer notre chance à fond sans trop se prendre la tête. La pression ne sera pas sur nous, mais sur Nîmes. La montée, j'y crois vraiment.
